Mobilisations lycéennes : La répression doit cesser !
Appel aux personnels à se tenir aux côtés des élèves et à la grève le 6 octobre
Depuis la semaine dernière les lycéennes et les lycéens de l’académie de Lille se mobilisent pour dénoncer les conditions dans lesquelles elles et ils étudient : manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe, emplois du temps intenables, poursuite d’études rendues aléatoires et très difficiles du fait de Parcoursup.
Ils réclament d’être entendus, ils veulent que leurs droits soient respectés, notamment celui d’étudier dans des conditions dignes et avec des moyens permettant l’égalité républicaine. Ils réclament d’être reconnus à part entière dans notre société et de pouvoir s’émanciper par l’éducation.
Ils dénoncent les réformes d’Emmanuel Macron qui ont tourné le dos à ces principes. Ils veulent des réponses concrètes, dès cette année.
Les organisations syndicales FSU, CGT Educ’action, SOLIDAIRES mais aussi de représentants des parents d’élèves FCPE et de défense des droits LDH partagent ces dénonciations et ces revendications qui écho à celles qu’elles ont déjà exprimées.
Ces conditions d’étude et ces entorses à l’égalité, particulièrement dans la poursuite d’étude, sont le résultat des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron.
Le gouvernement refuse d’entendre et choisi de répondre par la violence.
La répression doit cesser !
- la répression policière violente, provoquant plus souvent les échauffourées qu’elle ne les calme, qui blesse, défigure et handicape l’avenir de nos jeunes doit cesser !
- les arrestations et gardes à vue comme outil de répression judiciaire et d’intimidation face aux rassemblements légitimes des lycéennes et lycéens doivent cesser !
- les interdictions non circonstanciées et disproportionnées des manifestations, notamment sur des zones étendues et sur de longues durées, doivent cesser !
- l’utilisation du confinement des élèves dans les établissements, sous prétexte d’un danger souvent non avéré pour restreindre la possibilité des élèves de se rendre aux rassemblements, doit cesser !
Si un établissement ferme ses portes momentanément pour protéger les élèves d’une agression extérieure, il est possible et plus judicieux d’accueillir une assemblée générale d’élèves sous la protection des adultes dans l’établissement.
Ces réponses disproportionnées qui visent à décourager et effrayer les élèves, niant au passage l’objet de leur mobilisation, abîment la confiance de la jeunesse dans les institutions et dégrade davantage la confiance dans la démocratie. Ce gouvernement en est comptable.
Les fédérations syndicales FSU, CGT, SOLIDAIRES , la fédération de parents d’élèves FCPE ainsi que la Ligue des Droits de l’Homme appellent à un sursaut de responsabilité des adultes et à redonner à la jeunesse sa place dans la démocratie citoyenne.
Aux côtés des élèves !
En respectant l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations appellent ainsi à soutenir activement les élèves : ils doivent pouvoir exercer leur droit à manifester, à se réunir, à s’exprimer.
Nous ne transigerons pas sur le respect des droits de nos élèves et enfants
- par la présence d’adultes aux côtés des lycéennes et lycéens, dans et devant les établissements mais aussi lors des rassemblements. Cette présence peut apporter témoignages, réconfort, pondération, médiation, protection.
- en refusant les injonctions dévoyées de confinement lorsqu’ils ne répondent pas à leurs fondements (réel danger grave et imminent pour tous les élèves par exemple) et sont utilisés pour réduire le droit reconnu à la jeunesse à manifester et à se rassembler.
- à résister aux pressions pour faire cours en distanciels lorsque là aussi, l’intention est d’éviter que les élèves se mobilisent par peur de manquer des cours, handicapant par là leur droit à se mobiliser. Nos organisations rappellent que les cours en distanciel accroissent les inégalités dénoncées par les élèves et contre lesquelles ils se mobilisent.
- à ne pas participer à la délation sollicitée par les administrations ou la police en donnant des noms de participants aux mobilisations ;
- à ne pas participer à la surenchère de sanctions scolaires ou administratives qui semble se dessiner.
La FSU et ses syndicats Snes-Fsu, Snep-Fsu, Snuep-Fsu, SNUAS-FP FSU, FSU Territoriale, la CGT Educ’action et Solidaires ont déposé des préavis de grève et appellent les personnels à s’en saisir là où cela est nécessaire
la FSU et ses syndicats Snes-Fsu, Snep-Fsu, Snuep-Fsu, SNUAS-FP FSU, SNPES-PJJ FSU, FSU Territoriale, Solidaires, le Sundep et la CGT Educ’action, ainsi que la fédération de parents d’élèves FCPE et la Ligue des Droits de l’Homme, appellent à la manifestation
mardi 6 octobre, RDV 12h place Déliot
en soutien aux revendications de la mobilisation lycéenne : des moyens pour le service public d’Éducation et une autre ambition pour le second degré public, à rebours des politiques et des réformes menées depuis plusieurs années. Il faut en finir avec l’École du tri social et des inégalités !
Le gouvernement doit apporter des réponses budgétaires rapides, seule voie de la sortie de crise.