RISTT au cinéma
- Jeudi 5 novembre au ciné Pévèle à Templeuve pour la projection "écrire la vie" Annie Ernaux racontée par des lycéennes et des lycéens. Réalisé par Claire Simon.
- Mardi 17 novembre au Flandria à Bailleul pour la projection de "je veux bien". Réalisé par Boris Claret.
- Mardi 1er décembre au studio 43 Dunkerque pour la projection de "retour au collège". Réalisé par Antoine Fromental
- Mardi 8 décembre au Méliès de Villeneuve d'Ascq pour la projection de"hors service". Réalisé par Jean Boiron Lajous
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C'est une histoire terrible qui illustre parfaitement la réalité de l'état de l'école inclusive aujourd'hui. Une histoire dans laquelle il n'y a que des victimes : de coups, de violence qui est aussi ici celle de l'institution.
Une collègue a été agressée par un élève dans son école, sur son temps de travail, en surveillant la récréation. La FSU-SNUipp Nord apporte tout son soutien à la collègue touchée par cet accident de service qui aurait pu être évité si l'institution prenait la mesure du manque de moyen qui abîme notre école aujourd'hui.
On aurait tôt fait de crier au manque de sécurité ou au nécessaire "retour de l'autorité" qui serait absent de nos établissement de nos jours. Mais à la FSU-SNUipp, on sait. On sait l'investissement de ces collègues qui ont soutenu au mieux cet enfant avec le peu de moyens dont l'équipe disposait. On sait le parcours de la famille pour obtenir de la MDPH une notification pour entrer en ITEP. On sait aussi que 20 000 enfants en situation de handicap attendent une place dans un dispositif ou un établissement spécialisé, à même de les accompagner au mieux. On sait que cette rentrée encore ce sont 50 000 enfants qui avaient droit à l'accompagnement par un·e AESH et n'ont pas vu leur notification respectée, notification pourtant acquise de haute lutte après un parcours administratif et médical semé d'embuches.
Le 4 septembre dernier se tenait la CNH, Conférence Nationale sur le Handicap. Elle promettait de "passer d'une société inclusive à une société pleinement accessible" (sic). Pourtant la FSU-SNUipp , premier syndicat du primaire, experte de l'école et de ses métiers, n'a pas été conviée. Forte de ses mandats et de son envie de défendre une école inclusive de qualité, la FSU-SNUipp s'était alors invitée à l'évènement pour faire entendre la voix des AESH et des personnels dans leur ensemble.
La situation de l'école inclusive est alarmante. Si comme le ministère de l'éducation nationale nous saluons le nombre croissant d'enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire, à l'inverse de ce même ministère, nous dénonçons une inclusion au rabais : manque de formation, manque de personnels , RASED incomplets, manque de temps de concertation, manque de reconnaissance pour les AESH, pourtant un métier central dans la mise ne œuvre d'une école réellement inclusive.
L'enfant mis en cause dans l'agression de notre collègue attendait une place depuis deux ans !
L'école inclusive au rabais, ce sont les enfants qui en sont les premières victimes. Ceux qui attendent une place, comme leurs camarades de classe qui au même titre que les premiers subissent le manque de volonté politique.
A la rentrée 2025, c'est 67 000 enfants qui étaient scolarisés en établissements médico-sociaux [1] et Edouard Geffray par le aujourd'hui de 20 000 enfants qui attendent une place dans ces mêmes établissements. [2].
Dans notre département, c'est 370 élèves qui attendent une place dans un établissement spécialisé, uniquement pour le premier degré. C'est donc près d'une école sur 4 en moyenne qui accueille aujourd'hui un enfant avec des moyens inadaptés par manque de volonté politique et la poursuite d'une politique austéritaire qui prive les enfants et leur familles de leurs droits, et qui abime les conditions d'apprentissage de tous les élèves et les conditioins de travail des personnels
Pourtant, face à l'émotion sucitée, Edouard Geffray a demandé au rectorat de Versailles et à l'agence régionale de santé de trouver une place à cet enfant « dans les heures et les jours qui viennent ».
Les enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire ne sont pas mieux lotis. A la rentrée dernière c'est 50 000 d'entre eux qui ne bénéficiaient pas de l'accompagnement auquel ils et elles ont droit. Et cela malgré un mode de calcul cynique qui fait que la moindre heure hebdomadaire d'accompagnement vous fait passer dans la catégorie des chanceux·es qui voient leur droit respecté ... pour une heure d'accompagnement.
Monsieur le Ministre, est-ce bien raisonnable ?
La réponse est claire. Et nous la ferons entendre le 29 septembre dans la rue.
Mardi 29 septembre, nous serons présent·es pour défendre l'école publique et ses personnels, ses élèves et leurs familles : votre politique austéritaire doit cesser.
Maintenant.
Ce qui manque à notre école pour nous permettre de faire mieux l'école pour toutes et tous, à commencer par les enfants en situation de handicaps, ce ne sont pas de belles paroles, ce sont bel et bien des moyens : des moyens humains, de la formation, des effectifs allégés.
Pour retrouver la contribution de la FSU-SNUipp pour une inclusion digne, avec des moyens pour la réussir, ça se passe ici.
Pour évoquer avec nous un métier au coeur de l'école inclusive : rendez-vous le 10 novembre prochain à Lille pour notre stage PE-AESH : travailler ensemble en présence de Frédéric Grimaud. Inscriptions ici !
