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En grève le 29 septembre : pour nos salaires, pour un autre budget

L'urgence salariale : un décrochage insoutenable

Depuis des années, les rémunérations des personnels des écoles s'effondrent face au coût de la vie. Entre 2010 et 2025, l'inflation a bondi de 27,8 %, tandis que le traitement indiciaire n'a augmenté que de 14,6 %.

Les salaires des PE ont donc décroché de 24 % par rapport à l'inflation depuis 2010. La moyenne de 3 090 € affichée par le ministère est un trompe-l'œil qui ne reflète absolument pas la réalité du premier degré.

Les AESH, contraint·es à des temps incomplets imposés, perçoivent des salaires très bas, débutant à 971 € pour n'atteindre que 1 177 € après trente ans de carrière. Une précarité qui frappe durement les métiers les plus féminisés.

Des moyens budgétaires à la hauteur des besoins du service public

Les premières annonces sur le budget font planer de nouvelles menaces sur les missions et les agent·es des écoles. Le plafond envisagé pour le budget de l'éducation serait en-deçà de l'inflation !

Pourtant, la réalité dans les écoles et l'actualité de la fin de l'année scolaire dernière rappellent combien il est nécessaire de renforcer le service public d'éducation. Plus globalement, les services publics permettent d'amortir les crises et de subvenir aux besoins immédiats des populations.

En continuant de rogner sur les moyens c'est le fonctionnement même du service public qui est menacé :

  • La France affiche toujours l'un des plus mauvais taux d'encadrement de l'Union européenne avec 21,1 élèves par classe en moyenne, contre 19,4 chez nos voisins.
  • L'inclusion scolaire manque cruellement de moyens : à la rentrée 2025, 48 726 élèves en situation de handicap ne bénéficiaient pas de l'accompagnement auquel ils et elles avaient droit.
  • Le dérèglement climatique met l'École à l'épreuve : avec 10 % du parc scolaire jugé très vétuste, les épisodes caniculaires rendent les classes invivables et menacent la continuité pédagogique. Un budget de 136 millions avait été annoncé fin juin pour accélérer la rénovation thermique des écoles ; le premier ministre l'a déjà baissé de 40 millions d'euros dans le courant de l'été.

Des exigences immédiates

La FSU-SNUipp revendique :

  • Salaires : + 300 € nets par mois immédiatement pour tous les personnels, et l'indexation automatique de la valeur du point d'indice sur l'inflation comme première étape de revalorisation.
  • AESH : la création d'un corps de fonctionnaire, la fin des temps incomplets imposés et un salaire digne.
  • Inclusion : des postes spécialisés en nombre suffisant — RASED, ULIS, enseignement spécialisé — partout où il y a des besoins, pour les élèves comme pour les équipes.
  • Effectifs : partout réduire les effectifs des classes pour atteindre la moyenne européenne de 19 élèves par classe, avec un maximum de 18 élèves en éducation prioritaire et en classe multiniveaux, 12 en TPS-PS.
  • Bâti scolaire : un grand plan national de rénovation des écoles, doté de 5 milliards d'euros par an sur 10 ans.

Si la FSU-SNUipp partage le constat et l'ambition d'une école qui doit devenir réellement accessible et permettre à chaque enfant d'y trouver sa place, cela nécessite d'aller au-delà d'engagements purement déclaratifs, sans réponse précise sur les conditions concrètes qui permettraient de faire vivre cette ambition.

Une feuille de route à l'horizon 2030 que la FSU-SNUipp confrontera à la réalité des moyens alloués à l'école inclusive, dans un contexte de baisse du budget… et surtout aux attentes réelles sur le terrain, pour les élèves comme pour les personnels.

Article mis en ligne le 8 septembre 2026
Compte rendu du CSA-d sur les ajustements de rentrée

Les représentant·es de la FSU siégeaient avec les autres organisations syndicales représentatives afin de porter la voix des personnels et de défendre leurs conditions de travail et les conditions d'apprentissage de tous les élèves.

Nous avons rappelé l'ampleur de la baisse de moyens pour le département : 145 postes en moins qui se sont traduits par la suppression à la rentrée de 330 classes. L' argument avancé par le DASEN et le Ministère de la baisse démographique n'est pas acceptable : la situation du service public d'éducation dans le Nord nécessite une prise en compte sérieuse et une meilleure répartition des moyens plutôt qu'une application comptable dans chaque école. Remplacement, école inclusive, formation continue, décharge de direction, service public d'éducation de proximité ! Les sujets ne manquent pas et nous rappelons à chaque fois les besoins nécessaires dans les écoles rurales ou en éducation prioritaire.
À la fin de l'année scolaire, le DASEN avait conservé une vingtaine de postes afin de palier les éventuelles erreurs de prévisions à la rentrée, auxquels il a ajouté une autre vingtaine de postes « remboursés » par la direction générale de l'enseignement scolaire pour la scolarisation des TPS, les moyens complémentaires dans les quartiers « politique de la ville » et dans l'enseignement spécialisé compte tenu de la situation sociale du département.

Ces moyens supplémentaires ont permis l'annulation de 28 fermetures de classes et l'ouverture de 9 classes (Cf liste jointe).
À noter les transferts de rentrée (faute d'élèves) :
• à Douai entre l'école Mohen-Capucines et l'école Jean Monnet
• à Lille entre l'école Chénier-Séverine et l'école Victor Hugo
• à Bailleul entre l'école des petits cailloux et Jan de Belle
• entre la commune d'Éclaibes et l'école Stievenard à Aulnoye Aymeries

Pour la FSU, cet ajustement bien que tardif va permettre d'améliorer le quotidien des collègues et des élèves, néanmoins, nous déplorons des décisions prises dans un délai excessivement court qui ne permet pas de relever les effectifs de l'ensemble des écoles et laisse de côté des situations qui nécessitaient une prise en compte et un moyen supplémentaire.

Le DASEN a annoncé le calendrier prévisionnel des instances de carte scolaire :
Pour le 1er degré, le groupe de travail aura lieu le GT 9 février, le CSA le 11 février (repli le 18 février)
Pour le collège, les DHG auront lieu le 15 janvier pour le GT, et le CSAD 20 janvier (repli le 27 janvier)
Le CDEN se tiendra le 19 février.

Les mesures de cartes et de postes en collège auront lieu le 12 mars pour le GT. Le
CSAD se tiendra le 16 mars (report le 19 mars).

En pièces jointes :
• La liste des annulations de fermetures et les ouvertures

ouvertures et annulations de fermetures

• La liste des transferts de postes

Transferts de postes année 26-27

• La liste des écoles de rattachement pour les postes de brigade ouverts au printemps 2026

Implantation des 20 postes de remplacement
Article mis en ligne le 3 septembre 2026
CSA académique 30 juin 2026
CR CSA A 30 /06/ 26
Article mis en ligne le 7 juillet 2026