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108 heures : une refonte en catimini !

Ainsi, le Ministère, arguant d'un assouplissement des 108h prévoit de remplacer les différents volumes horaires par un système de fourchette horaire :

– Les 6h de conseils d'école restent inchangées
– 24 à 42h d'APC (contre 36h actuellement)
– 36 à 48h de concertation et relation avec les familles (contre 48h actuellement)
– 18 à 30h d'animations pédagogiques (contre 18h actuellement)

Le total de ces différents volumes horaires ne pouvant, comme aujourd'hui, excéder 108h, officiellement.

Pour la FSU-SNUipp, si la réappropriation des 108h par les équipes est quelque chose que nous portons, plusieurs lignes rouges doivent être posées :

– Nous continuons à demander la suppression des APC, il est donc inenvisageable que leur volume augmente

– Le temps de concertation est déjà insuffisant et est chaque année largement dépassé, il ne peut donc pas être diminué et doit au contraire constituer une plus grande part à l'intérieur des 108h, afin que la relation école-famille reste du temps institutionnalisé effectif.

– Le plafond haut de la formation ne peut pas justifier la mise en place de résidences pédagogiques et autres constellations. Le plan de formation doit être issu d'un choix personnel de chaque enseignant·e. La FSU-SNUipp rappelle son opposition à l'Acte 2 de la Formation Continue.

De manière générale, la répartition des fourchettes horaires doit rester réellement à la main de chaque équipe pédagogique : l'IEN ne doit pas pouvoir imposer ses choix pour quelque raison que ce soit.

A ce jour le projet de décret ne prévoit que les fourchettes horaires, aucune circulaire d'application n'est proposée alors qu'elle est nécessaire pour préciser le rôle des IEN, qui doit se limiter à la simple vérification de la conformité des volumes horaires choisis par les équipes pédagogiques.
La FSU-SNUipp a exigé la tenue d'un nouveau groupe de travail sur cette circulaire d'application afin de contrôler le rôle des IEN.
La FSU-SNUipp s'oppose également à toute possibilité de bilan annuel de la pertinence des choix des équipes par l'IEN, qui pourrait être introduit dans cette circulaire.

Il est prévu que ce décret entre en application à la rentrée 2027, mais rien n'est acté pour le moment.
La FSU-SNUipp, rejointe par les autres organisations syndicales, a demandé un desserrement du calendrier initialement prévu. Il est nécessaire de travailler parallèlement le contenu de la circulaire d'application de ce décret, car sans ce texte, il est difficile d'avoir une vision complète des modifications prévues.

Un vote devait avoir lieu lors de CSA-MEN du 6 octobre. Celui-ci a finalement été reporté suite à la demande de la FSU-SNUipp. Le syndicat continue de porter la baisse du temps de travail pour les enseignant·es du premier degré, passant par l'instauration du plus de maîtres·ses que de classes dans toutes les écoles, ainsi que la suppression des APC et la réappropriation totale des 108h par les équipes pédagogiques.
Article mis en ligne le 1er octobre 2026
Aux côtés des lycéennes et des lycéens : la violence et la répression doivent cesser !

Depuis plusieurs jours, des lycéennes et des lycéens de très nombreuses académies se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d'étude : manque de personnels, bâti vétuste, classes surchargées, emplois du temps intenables, poursuite d'études entravée, tri algorithmique de Parcousup, etc.
Ces revendications sont légitimes et font écho à celles que les personnels portent depuis des années face à un service public d'Éducation à l'os.
Ces jeunes réclament de l'égalité, de la justice sociale, et une École démocratique qui tienne ses promesses d'émancipation par la connaissance et l'esprit critique. Or la réponse du gouvernement a été la force et la répression policière.
C'est inacceptable ! Répondre à la colère sociale de la jeunesse par la violence abîme sa confiance dans les institutions, et donc dans la démocratie elle-même.
Nous apportons notre soutien aux élèves et aux personnels maltraité·es ou blessé·es ces derniers jours. Toutes les violences doivent cesser.
L'école forme les citoyennes et citoyens de demain : elles et ils doivent pouvoir exercer leurs droits et discuter sereinement de leurs revendications, de leurs mots d'ordre et de leurs actions.
Dans le respect de l'indépendance du mouvement lycéen, une présence adulte devant les lycées doit permettre de garantir, pacifiquement, le droit de manifester, de se réunir et de s'exprimer. Elle doit aussi préserver ces mobilisations d'éléments extérieurs venus pour des actions violentes. Nous ne transigerons pas sur ces droits.
Ce n'est pas une plate-forme de concertations ou un numéro vert qui règleront leurs problèmes mais une véritable prise de conscience sociale.

Des moyens pour l'école publique et les services publics

La démocratie lycéenne ne sera effective que si le gouvernement répond à ces revendications par des mesures nationales, budgétaires comme éducatives et non pas par une plate-forme de concertation ou un numéro vert...
Fidèles aux mandats de la FSU-SNUipp, nous exigeons des moyens à la hauteur pour l'École publique, de la maternelle à l'université : des créations de postes, des effectifs réduits par classe, des bâtiments dignes, de meilleures conditions de travail et de rémunération pour les personnels. Nous exigeons aussi des moyens pour l'ensemble des services publics, la santé, les transports, le logement et la justice, qui garantissent l'égalité sur tout le territoire et dont la jeunesse a besoin pour construire son avenir.

Contre l'école du tri social

Nous refusons l'école du tri social, qui trie, classe et oriente les élèves selon leur origine sociale plutôt que de les faire progresser toutes et tous. Nous refusons les logiques de sélection précoce, de mise en concurrence des élèves et des établissements, et les réformes qui creusent les inégalités au lieu de les réduire. Nous défendons une école émancipatrice, démocratique et exigeante, qui donne à chaque élève les mêmes chances de réussir.
Sans moyens et sans investissement dans l'École publique, le gouvernement portera une très lourde responsabilité dans l'aggravation de la situation.

C'est pourquoi les personnels doivent se tenir aux côtés des élèves, et que des préavis de grève sont déposés pour s'en saisir là où c'est nécessaire.

Article mis en ligne le 1er octobre 2026
Libérer la parole des élèves, une urgence.
Article mis en ligne le 1er octobre 2026
Grève : Les directrices et directeurs n’ont pas à faire remonter de listes de grèvistes !

NON, en aucun cas les personnels grévistes ne peuvent être amenés à signer des listes d'émargement, ni avant, ni pendant, ni après la grève. Seuls les personnels non-grévistes et en service le jour de la grève et ceux-là uniquement peuvent être amenés à signer éventuellement des listes d'émargement.
C'est à l'administration de faire le recensement, non aux personnels de se désigner. Il n'y a rien à faire remonter à l'IEN.

Les directeurs et directrices n'ont à accomplir aucune tâche administrative particulière à ce sujet, sinon transmettre les documents de l'Administration aux non-grévistes qui les gèrent eux-mêmes. Ils ne certifient rien.

Pourquoi cette démarche ?

Entre 1934 et 1939, lors des grèves de la Fonction Publique, des listes de grévistes ont été établies et signées par les grévistes eux-mêmes.

Entre 1940 et 1944, sur la base de ces listes, un certain nombre de fonctionnaires ont été inquiétés par les gouvernants et les occupants de l'époque, ce qui a provoqué révocation et déportation.

Dès la fin de la guerre, la vigilance syndicale a donc été renforcée, afin que ces faits ne se reproduisent : les grévistes ne remplissent et ne signent aucun document. Cette consigne demeure.

Consignes relatives au tableau de recensement.

Contre le recensement des grévistes :
– Aucun enseignant gréviste ne remplit le tableau.
– Chaque enseignant ayant assuré son service ou étant dans une position administrative l'ayant empêché d'assurer son service (congé maladie par exemple) fait une copie du tableau de recensement des grévistes et le remplit de façon individuelle. Il signe cette copie et l'envoie par courrier au service concerné, sans oublier d'en faire une copie.
– Le directeur ou la directrice ne signe aucun tableau, la déclaration devant rester individuelle.
– Si l'administration réclame le tableau collectif au directeur ou à la directrice, il/elle peut transmettre les copies de chaque déclaration individuelle avec la mention « Rempli et transmis de façon individuelle le …. ».

Article mis en ligne le 29 septembre 2026