Jeudi 16 mars, Elisabeth Borne a annoncé le recours au 49.3 pour faire passer la réforme des retraites. Cet usage est une aberration démocratique dans le cadre d’une mobilisation d’une si grande ampleur et d’une si forte longévité.
Depuis cette annonce, l’intersyndicale nationale a déposé une journée de grève et de manifestation jeudi 23 mars. Nous avions à Dunkerque déposé un parcours dans les règles. Nous avons été d’abord surpris de la présence d’autant de CRS devant la CUD. Les manifestations à Dunkerque ont toujours été bon enfant, avec la présence de personnes âgées et d’enfants dans les rangs, et nous n’avons jamais connu le besoin de recourir aux forces de l’ordre (Police Nationale ou CRS, a fortiori en tenue anti-émeute).
La présence de ces CRS, en ligne et prêts à la sommation, a provoqué de la sidération dans les rangs, puis de la colère. Des camarades ont été atteints par des gaz lacrymogènes portés par le vent, gaz lancés sur la foule qui ne posait pas de problème.
Les interpellations devant la CUD mais aussi au moment où la délégation revenait du commissariat ont entraîné une colère encore plus importante de la part des manifestant.es. Toutes ces tensions auraient pu être évitées. Cette méconnaissance de notre fonctionnement dunkerquois a eu des conséquences en chaîne dont est seul responsable celui qui a envoyé ces CRS.
C’est tout bonnement inacceptable et scandaleux.
Les organisations syndicales exigent la relaxe de tous les manifestants arrêtés lors de la manifestation du 23 mars contre cette réforme des retraites.
Nous poursuivrons notre mobilisation contre cette réforme violente et injuste en dépit de cette vaine intimidation et nous appelons les autorités à cesser sans délai cet usage violent d’une doctrine du maintien de l’ordre qui ne fait qu’attiser la colère et ne permet pas l’exercice serein du droit de manifester.
Dunkerque, le vendredi 24 mars 2023
L’intersyndicale de Dunkerque
