indigne d’élus ou de candidats qui aspirent à représenter la France et ses valeurs républicaines.
La FSU réaffirme qu’il ne faut pas opposer des populations en grande difficulté : les migrants aux conditions de vie inhumaines et les Calaisiens en proie à des difficultés sociales aiguës. La suppression de la jungle ne résoudra ni les difficultés des migrants ni celles de la population calaisienne.
Il serait en outre bien naïf de croire que ce démantèlement éliminera la présence de migrants à Calais. A la fermeture de la jungle, nous retrouverons une situation similaire à celle de 2004 après la fermeture du camp de Sangatte : des migrants reviendront pour traverser la Manche à Calais et vivront dans des conditions encore plus précaires dans et autour de la ville. En effet, Calais reste la première porte pour le passage en Grande Bretagne et ceci est une réalité incontournable. C’est pourquoi la FSU ne peut ni comprendre ni accepter la volonté de l’État de supprimer toutes les structures d’accueil et d’aide aux migrants dès le démantèlement de la jungle. Elle revendique une prise en charge au niveau national de tous les migrants et continuera de dénoncer et de s’opposer à toute expulsion de migrant.
Lille, le 2 octobre 2016