Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent dans nos entreprises et nos administrations. Cette discrimination, les femmes ne l’acceptent plus. Elles refusent d’attendre encore 80 ans pour être considérées dans le travail et rémunérées à l’égal de leurs collègues masculins. Elles exigent l’application du principe inscrit dans la Loi « à travail de valeur égale, salaire égal ».
Pourtant, le Conseil d’Analyse Economique, évalue le coût de ces inégalités à une perte de 10 points de PIB, qui affecte la santé économique générale de notre pays. Cet argument, qui devrait suffire à les convaincre de l’urgence à agir, n’est pourtant jamais mis en avant par les gouvernements successifs et les employeurs.
Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes diminuent ainsi très lentement et s’élèvent encore à 22% en moyenne. Ces inégalités sont amplifiées à la retraite, avec des écarts moyens de pension de 38% en défaveur des femmes.
La France, comme les autres pays européens, a cette année une occasion historique de se doter d’outils permettant de progresser vers l’égalité. La directive européenne de transparence des rémunérations, si elle est transposée de manière ambitieuse, donne des leviers pour atteindre l’égalité des rémunérations et des carrières entre les femmes et les hommes.
Reconnaître la valeur du travail des femmes, est d’abord une exigence de justice sociale. Cela suppose d’identifier et de mettre un terme aux biais sexistes qui aujourd’hui (…)